Almanach de l'Aube, 1893 - Page 89 -
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- 89 - la chapelle Notre-Dame, près de la sépulture de son père. Que devint ensuite la famille de Bruillart ? 1 Eut-elle des revers de fortune qui l'obligèrent à vendre la baronnie de Coursan ? On peut le croire, car, en l'année 1685, Coursan, Racines et la moitié du fief des Eglans appartenaient au sieur Georges Péri-goire, joaillier de la Couronne et bourgeois de Paris 2, qui, paraît-il, ouvrait facilement sa bourse aux grands seigneurs et achetait certainement leurs domaines à bon compte lorsqu'ils ne pouvaient le payer. La fortune, néanmoins, eut pour lui des rigueurs, car, en 1706, sa terre de Chacenay fut saisie et vendue au plus offrant 3. A cette époque, la baronnie de Coursan ne lui appartenait déjà plus. Nous savons, en effet, que le 42 mars 1700 Jean Thévenin, Maître des Requêtes, dans son contrat de mariage avec demoiselle Louise de Jassaud, fille de Jean de Jassaud, prenait le titre de Marquis de Coursan 4. La famille de Jassaud, originaire du Languedoc, était alors établie à Paris ; elle portait pour armes : d'azur au croissant d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or. Jean Thévenin mourut en 1710, le 10 janvier. Il laissait deux filles, l’une mariée au président de Villandreau, et l'autre, morte en 1738, femme de Charles-Estienne de Jassaud, seigneur de Vaupereux, Thiers, etc., chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit de Montpellier, son oncle à la mode de Bretagne. En 1749, Charles-Estienne de Jassaud et sa fille, Anne- -------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 1 Selon l'Annuaire d'Ervy, année 1866, p. 65, et le Trésor de chronologie de M. le comte de Mas Latrie, P. 1428, le dernier représentant de cette maison, Mgr Philibert de Bruillart, évêque démissionnaire de Grenoble et chanoine de Saint-Denis, mourut à l'âge de 95 ans, le 15 décembre 1860.2 En 1636 ce même Périgoire fut, par arrêt du Parlement de Dijon, déclaré possesseur de la terre et baronnie de Chacenay, le marquis de Prévéranges lui ayant transporté une créance de 36,000 liv. qu'il avait sur cette terre. L'abbé Lalore : Les sires et les barons de Chacenay, p. 161, n° 365. 3 lbid., p. 164. 4 La Chesnaye-Des Bois, t. VIII, p. 202 et 203. |
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